Rien d'alarmant, je n'ai plus le temps. J'arrête ce blog, garde l'autre pour y mettre de temps en temps quelques photos de vous, de nous. Un dernier article pour certaines.

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2008, La Meilleure.
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Rien d’alarmant, je n’ai plus le temps. J’arrête ce blog, garde l’autre pour y mettre de temps en temps quelques photos de vous, de nous. Un dernier article pour certaines.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 16:12

Modifié le lundi 28 juillet 2008 13:31

Tant pis si les bagages tombent à côté.

Tant pis si les bagages tombent à côté.
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On est tous au fond un peu ignorant, maladroit et perturbant. Mais finalement, heureusement. On ne vit que sur des aprioris, des préjugés et des « on dit ». Ces derniers dévoilent la personnalité. Il était peut-être temps. Les masques tombent, les avis pointent leur nez, on en est là. On vit masqué jusqu'à trouver l'idéal instant. Le cercle se referme.

Digne est celui qui garde l'espoir comme valeur, insouciant celui qui en place trop dans les impasses.

__Le meilleur est l'imprévu. Les mouvements valent la peine d'être imprécis tant qu'ils sont appréciés. Le calcul permanent des activités bouillonne et hérite. La page se tourne. Saveur de chaque instant, frisson de la nouveauté, il faut savoir profiter. Tant pis si les bagages tombent à côté.


On sera plus léger.
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# Posté le jeudi 27 mars 2008 13:19

La vie est une boîte à sensations

La vie est une boîte à sensations
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Je vacille, je trépigne, je trébuche. Maladresse ou délicatesse, l'imprécision a son utilité lorsque les mots ne veulent pas tout dévoiler. Leur pouvoir réside dans le non-dit. Ecrire sans être compris, écrire pour soi, bafouer les justifications, réprimer toute incompréhension, c'est ça la jouissance des mots. Se libérer à demi-tranchant. Respirer la tranquillité et l'apaisement. La vie est une boîte à sensations. Il faut se méfier des mauvaises ficelles, savoir patienter et accepter, vivre sans y penser, se consacrer et oublier. Mais je ne peux imaginer te perdre. Jamais. La forteresse me protège, tout comme Elle. Je l'ai enviée, mais tu m'as gâtée, tu me l'as laissée. Elle est mon modèle, promis, je l'aime et je l'aimerai.
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# Posté le lundi 11 février 2008 12:19

Modifié le lundi 11 février 2008 12:32

- Zazie. Totem. J'étais là -

- Zazie. Totem. J'étais là -
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J'étais là tu vois lui à côté de moi. On avait 6 ans, on jouait comme des enfants au docteur. Au docteur. J'étais là, je voyais sur son corps les plaies, les marques, les bleus. J'en croyais pas mes yeux. Mes yeux. Et lui qui me disait j'suis un dur, tu vois les brûlures là sur mes bras, j'les sens pas, j'les sens pas. J'étais là j'ai rien dis, et puis j'suis partie de chez lui. Si j'y suis retournée, plus jamais, plus jamais. J'étais là comme lui j'avais 15 ans à peine, on était dans la cave chez ses parents. Je l'aimais tant. Faut dire qu'il était beau mais il s'piquait mon héros à l'hero. J'étais là quand sa mère est venue me dire "C'est fini. On l'enterre lundi" Lundi. J'ai pleuré bien sur j'ai pleuré, puis j'ai recommencé à traîner, dehors. Dehors. J'étais là en octobre 80 après la bombe copernick, oui j'étais à la manif avec tous mes copains. J'étais là c'est vrai qu'on n'y comprenait rien mais on trouvait ça bien, ça bien. Oui j'étais là pour aider pour le sida, les sans papiers. J'ai chanté. Chanté. Sûr que j'étais là pour faire la fête. Et j'ai levé mon verre à ceux qui n'ont plus rien. Encore un verre on n'y peut rien. J'étais là devant ma télé à 20 heures, j'ai vu le monde s'agiter. S'agiter. J'étais là, je savais tout de la Somalie du Bengladesh et du Rwanda. J'étais là. J'ai bien vu le sort que le nord réserve au sud, bien compris le mépris. J'étais là pour compter les morts. J'étais là et je n'ai rien fait. Et je n'ai rien fait. J'étais là pourtant, j'étais là et je n'ai rien fait.



# Posté le mercredi 28 novembre 2007 14:23

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 14:36

Ils sont alors mes plus beaux matins.

Ils sont alors mes plus beaux matins.
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Les mots s'entrechoquent désarmant les pulsions du corps. L'infaillible refait surface, les mots sont ce qu'il y a de plus beau. Un c½ur n'est allégé en profondeur qu'après sa bouffée d'air verbal. Leur absence rend apathique voir fou. Rompre ce lien serait alors céder sa passion à l'absurdité, franchir ce pas inédit face à la difficulté. Décalquer ses envies, transcrire son c½ur, divulguer ses faiblesses, sont des biens féeriques. L'être se soigne en respirant les mots. Ce cadeau d'écriture n'est pas à vendre, mais à déguster. Chacune de ses saveurs réveillent l'épanouissement. Les mots coulent et découlent tout en se déposant telle la rosée matinale. Ils sont alors mes plus beaux matins.



Merci à vous tous.*

# Posté le lundi 12 novembre 2007 11:26